Maiko Momma (VF)

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Maiko Momma,
conseillère en radioprotection auprès des habitants, ville d’Iwaki

 
Je me faisais du souci à l’idée de revenir près de la côte. Et puis mes enfants sont encore petits. J’avais vraiment peur.”
dessins-maiko-momma
Portrait de famille. Dessin de Miori Momma, 5 ans en 2015.


Sanae Ito (VF)

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Sanae Ito,
évacuée à Kyoto, ancienne habitante de Minamisoma

 
Je retourne à Minamisoma deux ou trois fois par an. Aujourd’hui, au bout de quatre ans, j’ai le sentiment que je serais heureuse d’y retourner, mais le sentiment d’impossibilité de le faire reste plus fort.”


Mayumi Ootsuki (VF)

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Mayumi Ootsuki,
résidente du village de Ryozen,
ville de Date

Maison-Mayumi-Ootsuki

Le 14 mars à midi, on m’a dit qu’il valait mieux que je fasse quelques préparatifs en vue d’une évacuation immédiate. Mais en même temps, de nombreuses personnes qui voulaient partir ne pouvaient le faire, d’abord et avant tout parce qu’elles n’avaient aucun endroit où aller.”


ICRP (VF)

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La Publication 111 de la CIPR, intitulée « Application des recommandations de la Commission à la protection des personnes vivant dans des territoires durablement contaminés à la suite d’un accident nucléaire », fournit des orientations pour la protection des personnes concernées. Bien qu’elle soit centrée sur la radioprotection, cette publication traite également de la complexité des situations post-accidentelles qui ne peuvent être gérées sans aborder tous les aspects de la vie quotidienne affectés : environnementaux, sanitaires, économiques, sociaux, psychologiques, culturels, éthiques, politiques…
La publication met l’accent sur l’implication directe des populations touchées et des professionnels locaux dans la réhabilitation des conditions de vie et la gestion de la situation. Elle souligne également la responsabilité des autorités nationales et locales de créer les conditions propices et de donner les moyens nécessaires à l’implication et à l’autonomisation de la population. Le rôle du suivi radiologique et sanitaire ainsi que la gestion de l’alimentation contaminée et des autres produits y sont abordés sous cet angle.


Ryoko Ando (VF)

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Ryoko Ando,
Ethos à Fukushima (association à but non lucratif), Suetsugi
http://ethos-fukushima.blogspot.jp

 
À la suite de l’accident nucléaire, les voix se sont déchaînées à propos de Fukushima, tout en oubliant ceux qui y vivent. Chacun voulait avoir son mot à dire, sans la moindre considération pour ce que nous pensons et ressentons. Je ne pouvais pas l’accepter. J’en ai même éprouvé de la colère. J’ai créé Ethos à Fukushima parce que j’étais convaincue qu’il nous appartenait de faire le récit de notre vie. Au milieu de ce tumulte, la CIPR 111 constituait notre seul soutien moral.”


Takahiro Hanzawa (VF)

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Takahiro Hanzawa,
proche collaborateur du maire, ville de Date

 
Une fois encore, nous avons pu constater l’importance des relations interpersonnelles. Je crois que nous partageons tous le sentiment que c’est à nous qu’il appartient de restaurer notre territoire, parce que nous l’avons construit nous-mêmes.
Je crois que nous sommes tous d’avis que notre terre est quelque chose que nous devons protéger et cultiver nous-mêmes. En accordant une grande importance à l’avis de chacun, je suis sûr que nous pouvons faire d’ici un endroit meilleur, encore meilleur qu’avant la catastrophe, dans tous les sens du terme.”


Shoji Nishida (VF)

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Shoji Nishida,
maire, ville de Date

 
Honnêtement, avant cet accident, nous n’avions pas la moindre idée de ce que l’on appelle la “radioprotection”. Nous savions que la radioactivité avait des effets nocifs sur la santé, mais nous ne savions ni dans quelle mesure ni quelle parade adopter. Aujourd’hui, chacun a acquis ces notions, chacun connaît le risque lié aux rayonnements ionisants et quoi faire pour s’en protéger.”


Shinya Endo (VF)

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Shinya Endo,
entrepreneur et propriétaire terrien, district de Suetsugi,
ville d’Iwaki

 
Aujourd’hui, nous avons le sentiment que ça va, mais nous n’avons pas d’expériences nous permettant de prédire l’impact de l’accident à cinq ou dix ans. Donc nous n’en savons vraiment rien. Autant que possible, nous voulons vivre là où nous avons toujours vécu et retourner dans notre environnement. Nous devons vraiment travailler dur pour y parvenir.”


COOP Fukushima (VA)

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The extra-dish campaign

You will be four for dinner? Then cook for five and bring the leftovers in to be measured! Coop Fukushima launched its original “extra-dish” campaign to let consumers know the exact radioactive uptake associated with their daily diets. The concept is an easy one: it consists of cooking an extra portion of food corresponding to the consumption of one person and having it measured at a laboratory. The daily figures obtained were very low, reflecting the uptake profile of the several hundred volunteers recruited by Coop Fukushima.

journal-coop-fukusima

“The Coop Friends” sheet is published periodically by Coop Fukushima to provide consumers notably with measurement results for internal and external exposure, the schedule of measurement campaigns location by location… and even healthy recipes!


Makoto Oomori (VA)

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Makoto Oomori,
Director, News Department,
TV-U Fukushima

 
The topics for the Dialogue seminar change each time, but the core purpose is to reclaim lives. For that we need the people living in the area to talk with each other and get help from each other, which will lead to the recovery of normal, everyday life. This is possibly the essential thought behind the Dialogue seminar.”